RIT 018

18ème RIT

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A Beuvraignes

A Beuvraignes

Ce caporal est mort au combat à Tilloloye dans la Somme, le 11 avril 1916.  Il avait 38 ans.

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Dans l’historique de l’unité:

Les Tranchées de Tilloloy  (février – juillet 1916)

Installation – contraintes du à l’hiver – attaques au gaz -le printemps – sollicitude des chefs – mutations, ..
De Maignelay, une étape, en passant par Montdidier, amène le régiment à Rollot, d’où les officiers exécutent les reconnaissances préparatoires à l’occupation du nouveau secteur.
C’est par une violente tempête et une pluie glaciale que, dans la nuit du 15 au 16 février, le 18e prend possession du secteur de Tillolov, en face Beuvraignes. La zone est sous le commandement du colonel RAT qui occupe d’abord le P. C. établi à Bus, puis le transfère ensuite plus près des lignes, dans le parc du château de Tilloloy.
Le secteur du 18e a la même importance que ceux des régiments actifs de la division. Deux bataillons gardent les tranchées ; le troisième en réserve, assure les travaux de seconde ligne et cantonne à Bus, à Fescamps, à Remangis, Onvillers ou Boulogne-la-Grasse.
Peu après notre arrivée on apprend que l’orage gronde à Verdun et que nos prédécesseurs y ont été dirigés d’urgence.
Notre nouveau secteur, jusque-là des plus calmes, est rapidement transformé par l’esprit combatif qui anime le 2e C. A. C. Aux ravages causés chez lui par nos « crapouillots », le Boche riposte maintenant avec ses grosses torpilles qui bouleversent nos tranchées et écrasent nos abris ; il réplique aux tirs de destruction exercés par notre artillerie en envoyant des rafales d’obus sur nos tranchées et cantonnements.
Les rigueurs de cette fin d’hiver rendent encore plus pénible le début du séjour. La neige, le dégel, puis la pluie détériorent les tranchées qu’il faut relever et consolider avec des claies. Les caillebotis disparaissent successivement sous l’eau et la boue dans le fond des tranchées et boyaux.
Dès la fin mars, l’existence s’améliore. Le nouveau printemps rappelle aux anciens, le précédent vécu dans les tranchées de Hamel. Le parc de Tilloloy se pare d’une abondante floraison de muguet. Les alertes contre les gaz sont fréquentes. La plus importante a lieu dans la nuit du 12 au 13 mars, provoquée par des indices sérieux accompagnés du classique tir de barrage. 
Pourtant, cette fois encore, on en est quitte pour une nuit passée avec le masque et l’application des consignes spéciales dans les tranchées, les postes et les cantonnements.
C’est en définitive « la vie de secteur » avec ses travaux, ses corvées, ses nuits de veille, ses inquiétudes d’attaques par les gaz, ses bombardements de jour et de nuit.
Mais cette période de stagnation et de dangers communs permet de se mieux connaître. Les chefs font dans le secteur de longues tournées journalières et des visites dans les P. C. et gourbis. La mince silhouette du général MARCHAND et son inséparable pipe sont familières dans les tranchées, aux poilus du 18e.  Ceux-ci connaissent bien la sollicitude du colonel LEROUVILLOIS, commandant la brigade, pour tout ce qui touche à l’organisation et à la sécurité du secteur.
Le colonel RAT veut connaître tous les détails intéressant ses hommes. Il leur cause et se fait expliquer les moindres choses de leur vie ; le tabac qu’il leur distribue et dont ses poches sont toujours bourrées à leur intention, n’est qu’un faible témoignage de l’affection du « Grand-père » comme ils l’ont surnommé. Le sous-lieutenant HUGUET, chef du service téléphonique, est un habile technicien et le plus actif des officiers de renseignements.
De l’observatoire du bois D., le téléphoniste POUZARGUES exécute, pour l’État-major de la division et le commandant de la zone, des croquis des tranchées allemandes, avec leurs moindres détails, qui valent à l’auteur les plus chaleureux éloges.
Des mutations douloureuses ont lieu et continueront d’ailleurs pendant longtemps. Par détachements successifs, tous les hommes, officiers et troupe des classes 1899, 1898 et 1897, sont appelés à être versés dans les régiments actifs de la division, puis de l’armée, en échange d’hommes de ces régiments de classes plus anciennes .
Cette mesure qui n’apparaît pas avoir pour effet quant à présent, d’alléger la tâche du régiment, est aussi péniblement ressentie par ceux qui restent que par ceux qui partent ; des amitiés cimentées par près de deux années de dangers et d’épreuves subies en commun, se trouvent dénouées. Il ne serait pas téméraire d’affirmer que beaucoup souhaiteraient un sort commun plus exposé encore, plutôt que l’épreuve de la séparation. En compensation de la perte d’éléments qui comptent parmi ses meilleurs, le 18e en reçoit d’autres dont l’âge n’a nullement diminué la valeur combative, ainsi qu’en témoigne la citation de l’un deux : FOUGERAY (Eugène), de la 2e Cie du 18e R. I. T. : « Soldat très brave. Le 16 avril 1917, chargé du nettoyage d’une tranchée, a abattu les mitrailleurs ennemis qui tiraient dans le dos de nos vagues d’assaut. N’a pas hésité à descendre seul dans un abri où il a fait 18 prisonniers. » (attaque du Chemin des Dames)

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A l’honneur

RIT 018 191512 020

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Vignette 1915

Vignette 1915

Repos

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