358 eme RI

358ème RI

Tombe de Léon ANTONIN

Au cimetière de la ferme de Suippes

Au cimetière de la ferme de Suippes

Dans l’historique du régiment on note à ce moment là:

 COMBATS DES 28,29 ET 30 MARS 1917.

Le régiment a deux bataillons en ligne (5e à gauche, 4e à droite), sur le front Butte du Mesnil abords de la cote 185, et un en soutien (6e) à la ferme de Beauséjour, où se trouve aussi le P.C. du lieutenant-colonel.
La situation est assez dure par suite du temps affreux et de la difficulté des communications diurnes, surtout pour le bataillon de droite, qui manque presque totalement d’abris et dont les tranchées de première ligne sont dans un état lamentable. Avec ses pionniers, le régiment crée les tranchées Neuville, avec doublement, et Rousseau, et refait le boyau du Bois Allongé. Le 22 mars au soir, une tentative de coup de main sur l’ouvrage Guerlais est repoussée par la 14e compagnie. Le 23, la 24e D.I. cède la place à la 15e (général ARBANERE), et le général MORDACQ, avant son départ, adresse ses félicitations au régiment ; celui-ci doit rester jusqu’à la relève complète par les éléments de la 15e D.I.
Le 27 au soir, la situation est la suivante : en ligne, à droite (quartier Peyroux), le 6e bataillon, qui a relevé le 4e, en liaison avec le 10e R.I. ; à gauche (quartier Crochet), le 5e bataillon, en liaison avec le 56e R.I. – en réserve, le 4e bataillon.
Le 28 à 6h30, après une violente préparation d’artillerie (nos batteries reçoivent des obus à gaz depuis 3 heures du matin, sans arrêt), l’ennemi déclenche une forte attaque d’infanterie sur le front du 6e bataillon et du 10e R.I. A gauche, la 22e compagnie (lieutenant GAUTHERON), qui tient la tranchée Bègue, aidée des feux du 5e bataillon, venant de l’ouvrage de la Butte, repousse l’assaut qui vient des ouvrages Kolossal et Kalau, et maintient la liaison avec la compagnie de droite (21e), qui tient l’ouvrage Guerlais. Cette dernière, décimée par un pilonnage effrayant, est découverte sur son flanc droit par le repli du 10e R.I. , contraint d’évacuer la tranchée de Posen et l’ouvrage Gallois. Ses éléments de droite sont détruits et sa section de réserve décimée avant d’arriver à l’aide de ses camarades (son chef, l’adjudant BERNARD, est tué). L’ennemi atteint et dépasse la corne sud de l’ouvrage. La section de gauche réside, mais perd le barrage ouest de Guerlais (son chef le sous-lieutenant SCHMITT, est blessé). Le capitaine BILLARD, commandant la compagnie, repousse l’ennemi qui assaille son P.C. et reprend le barrage ouest. Cette situation critique du 6e bataillon, en flèche dans la tranchée Bègue et la partie Ouest de Guerlais, durera jusqu’au 30 mars.

Carte avec les lieux de ces combats

La lutte à la grenade continue toute la journée du 28, soutenue par les débris de la 21 et une section de la 24e compagnie venue en renfort.  A 16 heures, une contre-attaque, menée par le capitaine LHOTE de SELANCY (adjudant-major du 4e bataillon), avec des éléments des 24e et 14e compagnies (cette dernière envoyée en renfort dès le matin), échoue: elle est clouée sur place par un formidable tir de barrage dans le ravin d’Hébuterne (lieutenant KUEHN, de la 14e compagnie, grièvement blessé). La liaison avec le 10e R.I. est péniblement rétablie dans le boyau C7, le 28 au soir.
Le 29, une attaque allemande déclenchée à 16 heures sur le boyau C7 est repoussée. La lutte à la grenade à Guerlais mange successivement des détachements des 21e, 22e, 24e, 13e et 14e compagnies, mais on ne perd plus un pouce de terrain. La nuit est consacrée à préparer la contre-attaque prescrite par l’ordre général n° 860 de la 15e D.I., avec l’aide d’un peloton du 56e R.I. et des territoriaux.
Le 30, la contre-attaque a lieu. Sous les ordres du commandant ROMAN, nos hommes justifièrent les promesses faites par le lieutenant-colonel aux généraux commandant la 15e D.I. et l’I.D. 15, venus dans la nuit à son P.C. Dès 4h30, la colonne d’attaque, composée de la 15e compagnie du 358e à gauche et d’une compagnie du 134e R.I. à droite, d’un groupe de pionniers et de téléphonistes du 358e, est établie dans une parallèle de départ préparée par le génie dans la nuit, à 200 mètres au sud de Guerlais. A 7h30, l’artillerie française commence son tir, pendant lequel les éléments qui tiennent encore Guerlais-ouest s’abritent dans le P.C. du lieutenant NERON-BANGEL (24e compagnie), qui a remplacé le capitaine BILLARD, blessé ; Ils sortiront pour donner la main aux troupes d’attaque, dès que celles-ci arriveront à leur hauteur.
A 9h30, l’attaque se déclenche, menée personnellement par le commandant ROMAN, et, à 10 heures, elle occupe tous ses objectifs, non sans pertes. Le commandant ROMAN, blessé deux fois en parcourant le front conquis, doit momentanément céder le commandement au capitaine TAILLIT du 134e, il le reprendra peu après et le gardera jusqu’au soir avec une remarquable énergie ; le sous-lieutenant DELAVAUX, commandant la 15e compagnie, est grièvement blessé, 63 prisonniers ont été faits dans Guerlais et 19 dans Posen, sans compter une dizaine de blessés intransportables. Jusqu’à la nuit, la lutte à la grenade continue ; quatre contre-attaques allemandes sont successivement repoussées, malgré l’impossibilité de ravitailler en munitions. A la nuit, enfin, le 5e bataillon parvient à ravitailler  par la tranchée Bègue, et, à 22 heures, le bataillon FOUIN du 134e relève les unités mélangées des 4e et 6e bataillons. Le 4e bataillon va cantonner à Saint-Jean-sur-Tourbe, le 6e au camp Allègre.
Le 31, au soir, le 5e bataillon était relevé à son tour par un bataillon du 134e et allait rejoindre le 6e au camp Allègre. Le régiment avait perdu dans ces combats 8 officiers, 24 sous-officiers et 434 soldats ; mais il laissait à ses successeurs le terrain tel qu’il l’avait reçu.
Dans un ordre du jour en date du 7 avril, le lieutenant-colonel CHANSON, remerciait ses officiers et ses soldats qui lui procurèrent « les plus belles satisfactions qu’un chef puisse avoir ». Ces luttes farouches, dans la boue, où s’enlisent les blessés, pour la possession de cet ouvrage Guerlais, dont les tranchées ne sont plus faites qu’avec des cadavres, marqueront des dates mémorables de l’histoire du régiment, et leur vision horrifiante restera pour toujours dans le souvenir de ceux qui y participèrent.

SOURCE: http://www.ancestramil.fr/uploads/01_doc/terre/infanterie/1914-1918/358_ri_historique_1914-1918.pdf

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Tombe d’ Eugène Brandon

A Pontavert

A Pontavert

Ce soldat est mort au combat le 11 mai 1918 au « camp de César ». Il avait 38 ans. La présence d’un soldat du 358ème RI dans le secteur du chemin des Dames s’expliquerait par le fait qu’il venait d’être reversé du 358ème au 158ème (le premier étant le régiment de réserve du second).

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A L HONNEUR DEUX FRERES

Augustin Bouilloud, sous lieutenant de réserve au 13ème BCA, est mort des blessures recues au combat dans les Vosges. Il avait 23 ans.

Joseph Bouilloud est mort quelques mois plus tard à Badonviller dans les Vosges, lui aussi.

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Monument à Badonvillier

Monument à Badonvillier

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