258 eme RI

258 eme RI

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Tombe de Theophile Colombier

Tombe de Theophile Colombier

RI 258 P1000840

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A l’honneur

A L HONNEUR

Le 24 aout, le régiment est en difficulté dans le secteur de la Woewre. La pression allemande est forte .

Dans l’historique du régiment.

24 Août. — A 5 heures, le régiment étant sous les armes reçoit l’ordre du Général VIMARD, commandant la 75e Division de réserve de se porter à Fresnes-en-Woëvre.
Il doit concourir avec les autres troupes de la division à une offensive vigoureuse dans la direction du nord.-est.
En effet, le Général commandant la division ayant appris que de grosses colonnes ennemies de toutes armes étaient en marche de Conflans sur Étain, décide de les attaquer sur leur flanc gauche pour retarder leur marche.
Après une attente de plusieurs heures à Fresnes, le régiment reçoit l’ordre de marcher sur Hennemont par Riaville et Pintheville.
Arrivé à Hennemont ordre d’attente de nouveau, mais sans indication de durée. Les hommes qui n’ont pas pu prendre un repas depuis 3 heures du matin en profitent pour manger un morceau.
Vers 14 heures, le Général de brigade GRAND d’ESNON donne l’ordre de marcher dans la direction de Buzy pour soutenir l’attaque du 261e d infanterie dans cette direction. Le régiment se forme en colonne double ouverte à 100 mètres entre les compagnies, le 6e bataillon en 2e ligne débordant à droite.
La marche s’accomplit sans incident, tout le monde désireux de voir l’ennemi et plein d’entrain et d’ardeur.
Bientôt on s’arrête, le 261e ne progressant plus. Nouvelle attente énervante.
Il est à noter que pendant la marche et l’arrêt, l’artillerie est inactive. Il semble que l’attaque sur le flanc de l’ennemi doive réussir et que sa surprise sera complète !
Au bout de quelque temps d’arrêt (une heure environ), la marche est reprise et l’on se dirige sur les plateaux dénudés qui commandent la vallée de l’Orne, au sud de Buzy, entre Parfondrupt et les bois situés à l’est de Braquis.
La division marche sur Darmont, Buzy et St-Jean-lès-Buzy.
Le 258e a pour objectif Buzy.
L’artillerie vient de se mettre en position également en arrière de la cote de Buzy et le régiment est obligé d’appuyer à gauche pour ne pas gêner son tir, à 16 h.20 très précises le premier coup de canon était tiré.
La compagnie de tête du 258e (17e compagnie) qui s’était déployée en tirailleurs franchissait la crête, à ce moment là, au pas de gymnastique. Elle s’arrêta à mi-pente derrière des haies et fut accueillie aussitôt par une très vive fusillade partant de tranchées construites sur la rive opposée de l’Orne. C’étaient les flancs-gardes fixes de l’ennemi qui occupaient les ponts, les villages de Darmont, Buzy et St-Jean-lès-Buzy qui entraient en action.
En quelques minutes, il y eut chez nous beaucoup de blessés. Les balles sifflaient de tous côtés.
C’était le baptême du feu pour notre régiment et il le supporta vaillamment.
Les compagnies marchaient les unes derrière les autres, déployées en tirailleurs, et franchissaient la crête en très bon ordre, La nuit vint et il fut impossible de franchir l’Orne, d’autant que des grillages en fil de fer gênaient énormément la marche en avant de nos soldats !
On s’installa en avant-postes, et les compagnies remontèrent sur le plateau où elles passèrent la nuit.
Nuit froide ! sans distribution. Les hommes étaient harassés de fatigue par la longue marche de la journée. L’horizon s’illuminait des incendies allumés par l’ennemi. Warcq, Étain et d’autres nombreux villages flambaient ! Spectacle impressionnant et tristes gémissements de blessés, des appels, une première idée d’un soir de bataille… et les blessés étaient déjà nombreux.
Buzy. — Le lendemain 25 août, à 4 h.30 du matin, le régiment reçut l’ordre du général de brigade d’attaquer de nouveau, de déboucher de Buzy et d’atteindre Aucourt !
Le 261e régiment d’infanterie occupait le village de Buzy, et la marche de notre régiment jusqu’au village ne fut marquée par aucun incident, à part quelques sifflements de balles…
Le boche n’était pas loin.
C’était le 6e bataillon qui était en tête, sous les ordres du Commandant RAMBAUD.
Le 5e bataillon (Commandant BERTOLUS) devait appuyer le mouvement. En arrivant à la lisière nord du village, direction Aucourt, après avoir franchi le passage à niveau la 23e compagnie qui se déployait la première, à l’ouest de la route Buzy – Aucourt tut accueillie par un feu violent et très meurtrier partant de tranchées situées sur une légère élévation de terrain à environ 300 mètres.
La 23e compagnie (Capitaine BONAREL) marcha à l’assaut de ces tranchées avec un élan admirable et comme « à la manœuvre ». Malheureusement des barrières en fils de fer qui forment les enclos des propriétés dans ces régions, arrêtèrent la marche en avant de nos soldats. Arrivés derrière une haie, ils essayèrent de couper les fils de fer avec des cisailles mais ne purent y parvenir. Ils répondirent avec vigueur par les feux de fusils bien dirigés au tir de l’ennemi, mais il leur fut impossible de progresser, d’autant qu’on ne put les ravitailler en munitions qui ne tardèrent pas à manquer.

La 23e compagnie s’était acquis là une page de gloire, mais laissa sur le terrain un très grand nombre de tués et blessés.
La 22e compagnie à l’est de la route Buzy – Aucourt, tenta d’arriver jusqu’à hauteur de la 23e, mais ne put y parvenir. Après une lutte de près de 2 heures sans avoir pu gagner un pouce de terrain, malgré des tentatives infructueuses de renforcement de la ligne, il fut reconnu qu’il n’y avait plus moyen d’avancer. Les munitions s’épuisaient.
Un certain mouvement de retraite se dessina, mais fut rapidement arrêté.
Le résultat cherché par le Commandement avait été obtenu.
Les colonnes allemandes avaient dû s’arrêter, se déployer, et faire face à cette attaque qui les menaçait sur leur flanc. Le commandant de la 75e Division évita l’accrochage et se replia sans être inquiété sur ses positions des Hauts de Meuse. Le 258e coucha le soir à Buzy et des prisonniers allemands furent faits près de la ligne de chemin de fer.
Le combat avait été très meurtrier pour les 22e et 23e compagnies. Cette dernière perdit plus de la moitié de son effectif et n’était commandée le soir du 25 août que par le sergent-fourrier LONEUX.
Mais du côté des Allemands les pertes avaient été aussi très sérieuses et dépassaient certainement de beaucoup les nôtres.
Les pertes du 258e furent d’environ 100 tués et 300 blessés.

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A L HONNEUR

Cet officier est mort au combat à Chauvoncourt, près de Saint Mihiel (Meuse)

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En 1916 le régiment est dans le secteur de Verdun. Son secteur est facilement conquis par une attaque allemande avec beaucoup de prisonniers (le 20 mars). Le régiment est perçu comme notoirement défaillant,; il est dissous les jours suivants.

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