330 ème RI

330 ème RI

Tombe du Lieutenant Colonel Joseph Benedittini

A Compiègne

Cet officier natif d’Ajaccio est mort de ses blessures reçues le 3 septembre 1918 à Pierremande (au sud de Chauny) dans un des hôpitaux de Compiègne .

Le 2 septembre, à 14 heures, le Corps d’Armée de droite (7e C. A.) se porte à l’attaque. Le 330ème a pour mission d’avancer à sa hauteur, et de le garder sur son flanc gauche.
L’aviation ennemie, extrêmement active, surveille les préparatifs de l’attaque. Le 4ème B.C.P., à peine parti, se trouve pris sous le barrage et contraint de s’arrêter; l’attaque est remise au soir. Le 5e bataillon relevé à 23 heures, vient s’établir en arrière, sur la rive sud du canal.

Au P. C. du régiment, le lieutenant-colonel Benedittini, donnait ses ordres au commandant Morel, du 6e bataillon. II avait à côté de lui le commandant Noizet, son adjoint, le lieutenant Chapouilly, ainsi qu’un sous-officier observateur et deux coureurs. Un obus de 105 millimètres, vint tomber de plein fouet sur l’abri : le lieutenant-colonel Benedittini, mortellement blessé, expirait le lendemain ; les commandants Noizet et Morel, le lieutenant Chapouilly, le sous-officier observateur et les deux coureurs, étaient tués sur le coup.

« En prenant dans de douloureuses, mais glorieuses circonstances, le commandement provisoire du 330e R. I.,je salue la pure mémoire de votre chef, tué à son poste de combat.
Synonyme de devoir, de probité et de bravoure, le lieutenant-colonel Benedittini, emporte dans la tombe l’affection respectueuse de tout son régiment. Au nom du 330e R. I., je m’incline devant la douleur de sa famille et la fierté patriotique de ses fils. A côté du chef, d’autres sont tombés; que notre douleur les suive au sein de cette terre reconquise par leur vaillance, où repose déjà tant de jeunesse, de virilité et d’avenir français. De tels sacrifices sont le gage de la victoire de notre Patrie. »
Le chef de bataillon commandant provisoirement le régiment,
Signé : Marmier.

 

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Tombe d’Eugène Violettat, mort en Septembre 1918

A Senlis

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Adjudant Pierre LEFAUCHEUX

A Auberive

A Auberive

Le régiment se bat durement en Champagne, lors de la dernière grande attaque allemande.

Citation recue:
Le général commandant le IVe Corps d’Armée cite à l’ordre du corps d’armée le 330e R.I., superbe régiment animé du plus vif esprit d’offensive, brave au feu, des plus ardents au travail,    reflétant les belles qualités  de sang-froid et d’énergie de son chef, le  lieutenant-colonel Benedittini.
Depuis plus de huit mois s’est fait remarquer dans divers secteurs, en Champagne,  par sa ténacité en repoussant de nombreuses attaques et par ses fréquents coups de main réussis. Au cours de l’offensive allemande de juillet 1918, a eu une splendide attitude au feu, repoussant le 15 onze contre-attaques sur sa ligne de résistance qu’il a maintenue intacte malgré les assauts les plus violents de l’ennemi (ordre 121 du IVe C.A., le 17 août 1918) »

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Un sous officier du 330 ème  à l’honneur

Dans l’Illustration 1916

Pas plus d’information sur cet événement et cet officier.

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Le régiment est dissous en septembre 1918:

Le 15 septembre, le chef de bataillon Marmier, commandant provisoirement le régiment,
signait et portait à la connaissance de tous la décision suivante :
Ordre du régiment n° 406 :
« Le Régiment est dissous à la date du 16 septembre 1918 ; cette décision répond à des mesures d’ordre supérieur. Envoyé en renfort dans trois régiments différents, le 330 part en unités constituées. Chaque détachement arrivera uni dans son nouveau Corps, il y servira avec la même sérénité, le même calme, le même moral, la même foi qu’au régiment, où ces qualités s’alliaient avec la bravoure, l’esprit de sacrifice et un dévouement absolu à la cause de la Patrie. Le commandement a exprimé hautement sa satisfaction pour la belle conduite du régiment dans les récents combats. La Woëvre, Vermandovillers, la cote 304, les Monts, la Champagne, le Mont-de-Choisy, l’Ailette, constituent un passé glorieux ; en toutes circonstances, à son nouveau poste, chacun se rappellera ce passé, pour continuer la tradition saine et loyale du 330ème R. I. »
Le 15 septembre 1918. Signé : Marmier.

Le Chef de bataillon Etienne Marmier trouvera la mort quelques jours plus tard juste après la dissolution du régiment et en rejoignant sa nouvelle affectation, le 13e B.C.A.

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un historique est disponible ici: http://dvole.free.fr/quierzy/330ri1418.pdf

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Tragédie: Le chef de bataillon Salducci, qui avait par intérim commandé le 330eme R. I.,  mourut subitement le 24 septembre 1916 en apprenant la mort de son fils  Jean-René (du 330ème RI et décédé le 6 Septembre 1916 à Vermandovillers).

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Vignette du régiment vers 1916

Vignette du régiment vers 1916

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