289 ème RI

289ème RI

Tombe de Léon BENABENT

A Verberie

Ce soldat est mort de ses blessures à l’hopital de Verberie. Le régiment est à ce moment là pas très loin dans l’ouest de l’Aisne.

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A Pantin

Quelques semaines après la mort de ce soldat le régiment sera très durement touché dans la bataille pour Crouy (janvier 1915).

Le 12 janvier, les Français prennent l’initiative de l’attaque, il s’agit d’enlever l’éperon 132. Le commandant JOUSSOT lance son bataillon à l’assaut, il est tué sur le bord de la tranchée. Cette attaque ne réussit pas.
L’ennemi, qui connaissait sans doute nos projets, contre-attaque immédiatement, en forces. Une mine saute dans notre ligne qui, selon la coutume de l’époque, était garnie de soldats au coude à coude. Les pertes sont considérables et la surprise aidant, les Allemands emportent notre première position.
Cependant la 18è compagnie, qui avait attaqué, se maintient dans les lignes ennemies et, soutenue par le 5e C.M., se trouve en l’air et sur le point d’être coupée.
Le colonel DENIS LARROQUE fut alors l’âme de la résistance et empêcha cet échec de se transformer en déroute. Posté à la barricade de la route de Maubeuge à l’entrée de Crouy, il galvanisa la défense, arrêtant les fuyards qui, à son aspect, reprirent courage et firent tête. On lui dut de conserver Crouy.

Le régiment fut retiré du front le 15 janvier et prit alors un calme secteur, devant le fort de Condé ; il avait perdu 900 hommes, dont 14 officiers.

Un livre récent sur cette bataille

Un livre récent sur cette bataille

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Tombe d’Auguste Groleau de la classe 1899, mort le 4 juillet 1918

A SENLIS

A SENLIS

Le régiment est alors à l’offensive pour établir une position plus solide en forêt de Retz

Dans la nuit du 2 au 3 juillet, les 4e et 6e bataillons quittent leurs emplacements pour aller occuper les parallèles de départ. Le 289e attaque avec deux bataillons accolés, chaque bataillon ayant deux compagnies en ligne. A 3 h. 35, le tir de préparation se déclenche instantanément de nombreuses fusées multicolores sont lancées par l’ennemi sur tout le front d’attaque. L’artillerie ennemie réagit aussitôt.
A l’heure H (3 h. 55), les vagues d’assaut sortent et collent au barrage (plusieurs hommes sont blessés de ce fait), mais l’avance est grandement facilitée par la rapidité de la progression. L’ennemi est surpris dans ses abris, l’objectif est atteint et dépassé et des patrouilles sont poussées jusqu’à la chaussée Brunehaut.
Deux compagnies, les 21e et 23e, ont rencontré une résistance assez vive ; elles la brisent par le feu et la manœuvre en encerclant les noyaux de résistance et les prenant sous le tir de F.M. et de V.B.
Le lieutenant BOUET (21e compagnie) fait prisonniers 1 officier et 54 hommes qui
s’apprêtaient à sortir de leur abri pour contre-attaquer. Cette garnison ne s’est rendue que grâce au courage du lieutenant BOUET et quelques hommes qui l’accompagnaient et qui, à coups de grenades, brisèrent la résistance ennemie. Le sous-lieutenant ALLUARD accompagné de quelques hommes et du sergent MAZIRE s’empare d’une batterie de trois minenwerfer après avoir tué les artilleurs allemands sur leurs pièces.  Une patrouille de la 15e compagnie, lancée vers la chaussée Brunehaut, ramène en se repliant sur nos lignes une section de mitrailleuses ennemies capturée vers la haie-signal.
Vers 10 heures, un groupe ennemi prend contact. Contre-attaqué à la grenade, il est repoussé. A partir de ce moment l’artillerie ennemie, d’activité nulle jusqu’alors, déclenche un tir de harcèlement systématique sur ses positions perdues. Aveuglée au moment de l’attaque par nos tirs de préparation, elle arrose copieusement nos nouvelles positions jusqu’à 16 heures.
Pendant ce temps, nos avant-postes conservent le contact étroit avec l’ennemi, soutenant le combat à la grenade pendant lequel ils conservent sur l’adversaire une supériorité marquée.
A 19 h. 25 après une rapide et violente préparation de Stokes faites par les bombardiers du lieutenant VIARD, une section des 15e et 23e se porte à l’attaque des tranchées ennemies ;
quelques îlots de résistance sont anéantis à la grenade et nos éléments atteignent rapidement la tranchée est de la chaussée Brunehaut (intersection parallèle du boyau des Vertèbres), faisant une quarantaine de prisonniers et capturant 2 mitrailleuses. Les prisonniers interrogés sommairement, déclarent que l’ennemi prépare une contre-attaque qui sera précédée par un tir de 200 minen (2 bataillons allemands doivent partir vers 20 h 30 de la chassée Brunehaut).

Attaque de nuit

Attaque de nuit

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un historique accessible sur le site ancestramil

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Vignette du régiment vers 1916

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DECOR CASQUE IMG_8474

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2 commentaires pour 289 ème RI

  1. Bodiot Jeannine dit :

    bonjour
    je recherche pour une amie un militaire PETIT Léon né vers 1894 et tué à Crouy il faisait partie du 289ème régiment Les militaires tués à Crouy sont ils enterrés dans un cimetière militaire spécial dans l’Aisne Merci

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