279 ème RI

279 ème RI

Tombe du Sergent Jules Choppin

Au cimetière de Reims Nord

Ce sergent est mort au combat en mars 1918 à Canny sur Matz (Oise). De la classe 1899 , il était donc relativement agé et expérimenté.

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La période est alors extrêmement tendue : les allemands ont enfoncé les lignes anglaises à l’est d’Amiens, le régiment est envoyé pour combler la brèche…

Dans l’historique du régiment:

Le 26 Mars; rassemblement à l’Ouest de la route Roye-Lassigny; les hommes sont exténués mais leur tâche n’est pas terminée, l’ordre est donné de se porter à Crapeaumesnil et de mettre ce village en état de défense.
Vers 13 heures, les Allemands sont en vue, tirailleurs et mitrailleurs les obligent à s’arrêter, à se terrer et les tiennent en respect jusqu’à la nuit.
Vers 19 heures, le village de Crapeaumesnil est débordé de part et d’autre; à la faveur de l’obscurité, les débris du régiment se dégagent avec mille difficultés en faisant subir à l’adversaire des pertes sensibles. Une section de la 17ème compagnie donne l’exemple de la plus belle abnégation en défendant le terrain pied à pied.
Le 27 Mars, l’ordre est donné de se reformer à hauteur des anciennes positions de 1914, elles possèdent encore une certaine valeur défensive, elles permettront d’offrir une résistance efficace avec des éléments réduits en attendant l’arrivée des renforts annoncés.
La matinée du 27 Mars est employée à rassembler tout ce qui est encore en état de porter un fusil, le ravitaillement en cartouches a pu se faire avant le jour à la station de
Roye.
La bataille se développe vers l’Ouest en direction de Boulogne-la-Grasse et de Couchy les-Pots, vers 16 heures, l’ennemi attaque violemment, mais ne peut entamer les positions du
279ème R.I. en avant de Parny, du village de Roye et de la station.
Le lendemain, 28 Mars, à 7 heures, nouvelle attaque sans succès pour l’ennemi, il est arrêté net par le feu des tirailleurs et mitrailleurs du régiment auxquels sont venus se joindre des éléments du 4ème zouaves ; à 14 heures les Allemands renouvellent leur effort avec accompagnement de liquides enflammés, ils ne sont pas plus heureux qu’au matin.
Le 279ème R. I. conserve toutes ses positions sur lesquelles le front va se fixer pour quelque temps.
Pendant tonte cette période difficile, d’autant plus difficile que les combats ont eu lieu au contact d’une armée alliée désorganisée et surprise par un choc formidable, les hommes du régiment ont fait preuve des plus belles qualités d’endurance et d’énergie.
Les pertes en officiers, en sous-officiers et en hommes sont les suivantes : Tués : 2 officiers, 67 sous-officiers et soldats. Disparus : 33 sous-officiers et soldats.

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Tableau d’honneur de l’Illustration

A l honneur

Lieutenant-colonel Luc Jacques Marie Léon Martin ADAM DE VILLIERS , né le 11.7.1856 à Saint-Denis (La Réunion) , mort le 17.3.1919 à Paris (à 63 ans).

Commandeur de la Légion d’Honneur (avril 1917) – Croix de guerre – Médaille Coloniale et plusieurs autres décorations. Citations pendant la guerre : 1) à l’ordre général (n°3 du 01/5/1916) « A mérité les félicitations du Général Commandant l’Armée sur la bonne attitude des hommes de son régiment territorial dans un secteur difficile, et sur les améliorations sensibles qu’il a apportées à l’organisation de ce secteur, tant pour accroître sa puissance de résistance que pour réduire au minimum les pertes parmi ses soldats. » – 2) à l’ordre de l’Armée (J.O. du 17/04/1917) « Officier supérieur ayant de beaux services antérieurs. Au front depuis septembre 1915, a commandé différents sous-secteurs avec beaucoup d’entrain, une grande vigueur et une remarquable initiative. » – Engagé volontaire en décembre 1875, promu sous-lieutenant en octobre 1879, lieutenant-colonel en 1899, admis à la retraite en juillet 1914, nommé au commandement du dépôt du 2e R. Étranger à Orléans en août 1914, au commandement du 279e R.I.T en mai 1915, puis au commandement du 131e R.I.T en juillet 1917 – Fils de Marie ‘Léon’ Paul Ernest et son épouse Lydie DUBOURG, époux de Jeanne Caroline Marie ‘Hombeline’ du PIN de SAINT-ANDRÉ (x 02/12/1884 Toulon 83), parents de Jacques (aspirant au 6e R.C.C., mort pour la France le 12/03/1919 en Allemagne).

Dans cette notice on remarque que ce lieutenant colonel était affecté en 1915 au 279 RIT et non au 279ème RI . La mention sur le tableau d’honneur de l’Illustration est donc inexacte. Son fils est donc décédé 5 jours avant lui…

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RI 279 vvv

Vignette du régiment vers 1916

historique du régiment sur Ancestramil

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