35 ème RI

35ème RI

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Tombe du sous-lieutenant Claudius Picard, mort le 9 aout 1914

Les vallons Mulhouse

Les Vallons  – Mulhouse

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Tombe du sous-lieutenant Jean Marie Bernard, mort le 10 aout 1914

RI 035 les vallons mulhouse 71 (12)

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Il y a deux offensives francaises en Alsace , une première du 7 au 10 aout , qui est une forte reconnaissance et une deuxième du 18 au 22 aout.

LE régiment fait partie de la 57ème DI

Le régiment fait partie de la 14ème DI

Les combats du régiment en ce tout début de la guerre sont commémorés par ce monument à Mulhouse:

RI 035 monum IMG_8469 (2) RI 035 monum IMG_8469 (1)

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Tombe d’Edmond Seigneur, mort à Fitz-James dans les combats de septembre 1914 (juste avant la bataille de la Marne).

Tombe à Catenoy

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En juin 1915, le régiment prend part à la bataille de bataille de Quennevières. En fait, il s’agit de plusieurs combats très meurtriers qui se sont déroulés du 6 au 16 pour une progression très modeste des armées française. L’opération était commandé par un jeune général , le Général Nivelle… qui deviendra deux ans plus tard le Général en Chef des Armées Françaises en remplacement de Joffre.

carte du secteur

Les 35e 42e et 44e  régiments d’infanterie ont beaucoup donnés dans cette bataille.

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En mémoire d’Ernest Caulier

Au temple de Reims

Au temple de Reims

Ernest Caulier est mort en avril 1917 , lors du naufrage du Sontay:

Le 16 avril 1917, le « Sontay », en provenance de Salonique et après avoir fait escale à Milo, fait route vers Malte escorté par les canonnières « Moqueuse » et « Capricieuse » lorsque vers midi il est torpillé par le sous-marin U33.
A bord du navire 425 personnes: c’est un mission de transport de troupes. Ce jour là, la mer est grosse et creuse de profonds sillons, où un sous-marin peut facilement se cacher.

Un marin présent sur l’un des deux bâtiments d’accompagnement raconte:
« Ce que l’homme de veille a vu, c’est une gerbe s’élever à l’avant d’un des bâtiments du convoi (le Sontay). Son arrière s’est soulevé, comme celui d’un canard qui fouille au fond d’une mare, et l’infortuné navire file dans l’eau avec la rapidité d’une flèche, disparu en moins de cinq minutes. Un bouillonnement d’écume, une nappe de débris, quelques embarcations, voilà tout ce qu’il laisse derrière lui.

Coulé !

A toute vitesse, nous nous précipitons sur le lieu du sinistre, pour procéder au sauvetage, qui n’est rien moins qu’aisé, en raison de l’état de la mer. A droite et à gauche, des hommes accrochés aux épaves appellent désespérément : ― Sauvez-moi ! Sauvez-moi ! ― Nos embarcations sont mises à l’eau. A grand peine, elles ramassent et nous ramènent des naufragés qu’il faut hisser à bord comme des sacs de farine, en leur passant un bout de filin sous les bras. A une vingtaine de mètres de nous, un malheureux nous lance un appel navrant : ― Je coule ! au secours ! par pitié ! ― une amarre lui est jetée à plusieurs reprises, mais il n’ose pas lâcher le bout de planche auquel il se cramponne pour la prendre. Une embarcation s’approche enfin de lui, et, comme elle va le recueillir, une lame le recouvre, et on ne le revoit plus. J’en ai pleuré. Nos hommes sont à demi nus dans l’embarcation, qui est aux trois quarts remplie d’eau. Il fait un froid intense, et à chaque instant elle menace de sombrer, mais ils n’y font même pas attention. Ce sont d’anciens pêcheurs, accoutumés à toutes les misères de la la mer. Ils vont et viennent, nous rapportant les rescapés, dont plusieurs sont blessés, ou à moitié morts de froid. Lorsque c’est terminé, nous remettons en marche pour regagner le port le plus proche, qui est Malte. Quand nous y arrivons, il y a trois jours que personne n’a dormi. Nous accostons un navire-hôpital, où l’on embarque les rescapés du Sontay.

Dans le journal l’Illustration on peut lire : « C’est grace aux dispositions prises par le Commandant Mages que le navire a pu être abandonné aussi rapidement. En rade de Milo, trois jours avant la catastrophe, il avait fait exécuter un exercice d’abandon général. A cet effet tous les canots de sauvetage avaient été mis à la mer et tous les passagers, sans exception, y étaient descendus. Il en était résulté, pour tous, une impression de sécurité qui a contribué grandement au calme et à l’ordre qui régnèrent au moment du torpillage. Le Commandant Mages avait pris aussi d’autres dispositions heureuses, telles que de disposer devant chaque embarcation des bouts de filins destinés à assurer l’évacuation rapide du personnel et de revêtir de bois les radeaux en fer galvanisé pour éviter qu’ils ne se défoncent en tombant à l’eau ».

RI 035 le Sontay coule

Le journaliste ajoute:  » Au moment où le navire allait sombrer, le Cdt. Mages se trouvait au centre, sur le pont promenade.L’eau avançant de plus en plus l’héroïque officier reculait vers l’arrière….Arrivé à l’extrémité, il monta sur la lisse et, levant sa casquette, cria : « Vive la France ! ». Puis il disparut ».

Le sous marin allemand U33 avait pris la mer le 12 avril pour une patrouille de quatre semaines en Méditerranée, entre la côte d’Afrique du nord et l’Italie. La veille, l’U 33 avait coulé  le transport de troupe anglais Cameronia

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Vignette du régiment vers 1916

Vignette du régiment vers 1916

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Le 35e régiment d’infanterie est toujours actif et est basé à Belfort .

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